Les français installés en Nouvelle-Zélande, peuvent à l’âge de 65 ans recevoir une pension d’Etat universelle, appelée NZ Superannuation, s’ils remplissent les critères de résidence et de visa : https://www.workandincome.govt.nz/eligibility/seniors/superannuation/who-can-get-it/index.html
Cette pension étant insuffisante pour vivre dignement, elle est souvent complétée par des contributions non obligatoires, de type Kiwisaver, prélevées sur le salaire local.
La Nouvelle-Zélande considère toute pension venant de l’étranger comme une retraite d’Etat, et à ce titre, ne permet pas le cumul d’une retraite étrangère et de la NZ Superannuation. De fait, une fois perçu, le montant de la retraite française est déduit du montant de la NZ Superannuation. Or la retraite française, comme nous le savons, provient des contributions salariales et n’est donc pas une retraite universelle comme la NZ Superannuation.
Les citoyens français de Nouvelle-Zélande ayant bien souvent commencé une carrière en France ou à l’étranger avant de s’installer ici, ont contribué moins longtemps à un régime de contribution salariale – de type Kiwisaver – dans leur pays d’adoption, pour compléter le montant de la NZ Superannuation. Ils se retrouvent donc désavantagés à la retraite, étant soit obligés de travailler au-delà de l’âge de la retraite, soit en situation de précarité.
Ce sujet a été soulevé auprès de l’ambassade de France en Nouvelle-Zélande, auprès de nos sénatrices et sénateurs, ainsi que la députée de la 11e circonscription, Mme Anne Genetet. Plusieurs démarches ont été entreprises : en octobre 2023, M. Chantrel avait interpellé le gouvernement, et une instruction avait été lancée par M. Cazenave, alors ministre chargé des Comptes publics. Des relances ont été faites, un courrier a été envoyé à M. Laurent Saint-Martin, alors Ministre délégué du commerce extérieur et des Français de l’étranger, en Juin 2025 par nos sénatrices Mme Vogel, Ollivier et Conway-Mouret et sénateur M. Chantrel. Un document détaillant la situation, établi par Mme Nadine Plet, Présidente du conseil consulaire, et moi-même, a été envoyé à l’ambassadrice de France en Nouvelle-Zélande, en janvier 2026, à sa demande.
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