Frais de scolarité au lycée français du Caire

Question écrite de M. Jean-Yves LECONTE, Sénateur représentant les Français établis hors de France

QUESTION

Les difficultés économiques en Egypte rendent quasiment impossible la convertibilité de la livre égyptienne en euros. Cette situation rend la vie des opérateurs économiques ayant besoin de devises très difficile. C’est aussi le cas pour notre établissement scolaire qui a beaucoup de dépenses en euros. Les frais de scolarités étaient appelés en euros auprès des familles françaises, en livres égyptiennes pour les familles égyptiennes. Tant que la monnaie égyptienne était convertible, cette différence de traitement n’engendrait aucune difficulté.

Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Les Egyptiens peuvent toujours payer en livres, mais les Français doivent payer en euros. Pourtant, dès qu’une famille a ses revenus en livres, elle n’est plus en mesure aujourd’hui d’obtenir des euros pour honorer sa facture.

Des familles disposant de revenus tout à fait corrects en livres égyptiennes et n’ayant pas fait de demande de bourse, s’interrogent aujourd’hui sur leur capacité à disposer de devises, et donc sur la scolarisation de leurs enfants.

L’absence de devise est très lourdement ressentie sur l’ensemble de l’économie égyptienne. Des sociétés internationales réalisant majoritairement des opérations d’importations envisagent aujourd’hui de retirer toute rémunération en devises étrangères à leurs personnels expatriés, faute de disposer de devises en quantité suffisante.

Quelles solutions l’AEFE envisage-t-elle de prendre pour ne pas créer de discrimination entre les familles françaises et égyptiennes lors de l’appel des frais de scolarité ?
Comment répondre aux besoins de l’établissement en devises sans handicaper les familles dont les revenus, en livres égyptiennes, ne leur permettent pas de disposer d’euros pour payer les frais d’écolage ?

REPONSE

Le lycée français du Caire (LFC), établissement en gestion directe de l’AEFE, s’est adapté à la situation du marché des devises en Egypte. Il n’a pas rencontré cette année de problème dans le recouvrement des frais de scolarité pour cause de difficulté de convertibilité des monnaies. Les familles qui ont fait part de difficultés à payer en euros ont fait l’objet d’un traitement individuel et bienveillant par la direction du lycée français du Caire et des délais de paiement avec échéanciers ont été mis en place. Pour une vingtaine de cas exceptionnels, un paiement partiel en livres a été autorisé./.

ORIGINE DE LA REPONSE : AEFE

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