Aurélie FONDECAVE
Publié le 02/10/2019

Aurélie FONDECAVE

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Disparition de Monsieur Simon GAUTIER

Question 1

En ce mois d’Août, nous avons été nombreux à assister par voie médiatique à la recherche de notre compatriote, Simon Gautier, jeune Français de 27 ans, disparu au cours d’une randonnée dans le Sud de l’Italie.

Au-delà de l’effroi que suscite le dénouement tragique de cette disparition, les nombreux dysfonctionnements observés ne peuvent pas rester sans réponse, en particulier :

- l’incapacité des secours italiens à géo-localiser notre compatriote, quand bien même celui-ci avait immédiatement alerté de son accident et fait part, partiellement, de sa localisation

- la communication extrêmement tardive de l’accident faite aux proches, lesquels n’ont appris que 3 jours après le signalement que leur fils ou ami était porté disparu, ces derniers, qui disposaient par ailleurs d’éléments sur le parcours de Simon Gautier, n’ont pu les fournir que tardivement aux secours.

- Des délais conséquents dans le déclenchement des recherches : ainsi, alors que l’appel au secours de Simon Gautier a eu lieu le vendredi matin, les recherches n’ont été entamées qu’une fois la nuit tombée par la commune de San Giovanni. Et ce n’est que le lendemain dans l’après-midi que le premier hélicoptère n’a décollé.

- Un manque de moyens et de coordination lors des opérations de secours. Ainsi, il a fallu attendre une semaine pour que la commune de Policastro diffuse des images de caméras de surveillance montrant le passage du randonneur.

La mort de Simon Gautier ne doit pas rester vaine : elle amène de sérieuses questions sur les standards européens en matière d’appel de secours, ainsi que sur les possibilités de géolocalisation. Quelles sont les actions entreprises par le quai d’Orsay depuis cette tragédie dans la prise en charge des compatriotes confrontés à de telles situations ?

Sitôt informés de la disparition de Simon Gautier, l’ambassade de France à Rome et le Centre de crise et de soutien du Ministère de l’Europe et des affaires étrangères (CDCS) se sont pleinement mobilisés pour que notre compatriote puisse être retrouvé. Notre poste a été en contact constant avec les membres de la famille et en relation étroite avec les autorités italiennes, aussi bien au niveau local que national. Une équipe (consule, officier de liaison et psychologues) a été projetée à Policastro par l’ambassade et le CDCS. L’ambassadeur, qui a lui-même constamment été mobilisé et est resté en contact avec le plus haut niveau opérationnel en Italie, s’est rendu à Salerne et à Policastro pour rencontrer la famille et les responsables du dispositif de recherche.
Par ailleurs, en vertu d’une directive de l’Union européenne de 2009, dite « service universel », les pays-membres doivent, dans la mesure de leurs moyens, veiller à ce que les opérateurs de téléphonie mobile mettent gratuitement à la disposition des services d’urgence (au moins dans le cadre du "112", numéro d’appel d’urgence européen) les informations relatives à la localisation de l’appelant dès que l’appel parvient à ce service d’urgence.

Pour la France, cette question relève du Ministère de l’Intérieur.

Origine de la réponse : CDCS et Ambassade de France en Italie