Service social scolaire

Question orale de M. Thierry PLANTEVIN, membre élu de la circonscription électorale de Rabat

QUESTION

Etant donné la recrudescence de cas d’enfants maltraités, signalés dans nos Consulats par les responsables des établissements scolaires AEFE et la difficulté à impliquer les services juridiques de certains pays d’accueil. Etant donné qu’en cas d’événement grave, la responsabilité des établissements et des services consulaires pourrait être engagée pour non-assistance à personnes en danger.

Etant donné que c’est au sein des établissements scolaires que les enfants sont le plus en confiance pour parler de leur maltraitance et que les parents peuvent y être reçus pour être aidés, conseillés ou réprimandés avant que des situations ne dégénèrent en drames.

Nous proposons la mise en place, dans chaque pôle, d’un service social scolaire, comprenant infirmière, assistant social et psychologue.

Question : l’AEFE peut-elle envisager la mise en place de ce service social scolaire comme cela se fait en France ?

REPONSE

L’AEFE est bien consciente des difficultés pouvant exister dans les établissements scolaires du réseau où les élèves peuvent rencontrer, comme en France, des situations de violence, de mal-être, voire de forte détresse.

Le souhait de constituer dans chaque pôle un service social scolaire comprenant infirmière, assistant social et psychologue est tout à fait compréhensible. Cependant, l’AEFE est soumise à un strict plafond d’emplois et doit veiller à un équilibre dans la répartition personnels enseignants et personnels non enseignants. Accroitre le nombre d’emplois pour des agents n’exerçant pas devant élèves se ferait automatiquement au détriment des personnels titulaires enseignants de l’Education nationale, coeur de métier de l’AEFE, et provoquerait une diminution du taux de titulaires devant élèves in fine préjudiciable à la qualité de l’enseignement dispensé.

Par ailleurs, systématiser la création d’emplois de service social dans les établissements est difficile à l’étranger compte tenu de l’atomisation du réseau ; en effet en France ces personnels peuvent couvrir plusieurs établissements, ce qui dans le cadre d’un réseau mondial perd très souvent de sa pertinence en termes de proximité et d’action auprès des élèves.

D’après les informations recueillies par l’AEFE, les chefs d’établissement parviennent à élaborer des réponses aux questions de suivi social, même si elles ne sauraient être complètement satisfaisantes.

Ainsi, au lycée Descartes du pôle Rabat-Kénitra, l’équipe « service social scolaire » comprend une infirmière, et une psychologue à temps partiel.
Au lycée Lyautey de Casablanca, un groupe de veille éducative, comprenant l’assistante sociale du Consulat, une psychologue, un médecin, une conseillère d’orientation et le proviseur-adjoint du 1er cycle, a été très efficacement mis en place.

De manière générale, il est important que les établissements n’hésitent pas à recourir à l’assistant social du Consulat, qui est un professionnel.

Avec pragmatisme, l’AEFE fait aujourd’hui confiance aux chefs d’établissement et à leurs équipes pour trouver des solutions adaptées à chaque cas.

ORIGINE DE LA REPONSE : AEFE

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Synthèse des questions d’actualités décembre 2010
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Verbatim du bureau de décembre 2010