Sécurité – Matériel de communication

Voeu n°1 de la commission temporaire de la Sécurité - Mars 2010

VOEU

L’Assemblée des Français de l’étranger,

Considérant :
-  l’importance de la communication en cas de crise et de catastrophe
- le dysfonctionnement du matériel constaté dans certains pays

L’Assemblée des Français de l’Etranger demande, une nouvelle fois, que tous les acteurs des Comités de Sécurité (chefs d’îlots, adjoints et conseillers) puissent disposer d’un matériel de communication fiable, entretenu et accessible en toutes circonstances.

Tableau 1 : données de l’entreprise
Résultats Adopté en commission Adopté en séance
Unanimité X X
Nombre de voix « pour »
Nombre de voix « contre »
Nombre d’abstensions

REPONSE

A Haïti, les équipes du CDC ont rencontré un problème de télécommunications important : pour mémoire, les téléphones satellites dont disposait l’ambassade ont tous été détruits lors du séisme.
Lorsque le téléphone filaire ne fonctionne pas, le téléphone portable ne peut fonctionner, ne serait-ce que parce que l’on se rabat massivement sur ce mode de communication et que les réseaux sont vite saturés. Un téléphone satellite est quant à lui d’un emploi beaucoup plus délicat qu’un téléphone portable. Son utilisation nécessite généralement une formation. Distribuer les téléphones satellites est également une opération compliquée, qui sous-entend de la maintenance et de l’organisation.
Le CDC gère un plan d’équipement ou de rééquipement de nos ambassades mais la remise à niveau générale nécessite un investissement important en termes de temps (plusieurs années) et d’argent (ce type de matériel est très coûteux). A terme, les matériels existants seront tous renouvelés.

Il existe trois marques de téléphones satellitaires et deux technologies possibles : toutes les technologies ne fonctionnent pas nécessairement partout. Il existe des zones d’ombre. Il peut également arriver - et cela s’est produit à Haïti – que la fraction du satellite réservée au téléphone soit saturée.
La solution déployée à Haïti et au Chili est différente. L’ONG Telecom Sans Frontière, avec laquelle le CDC travaille en permanence, est la seule à opérer dans ce domaine et est presque exclusivement financée par la Commission européenne et les Nations Unies. Telecom sans Frontière est en mesure de déployer un matériel comprenant notamment des antennes relais très puissantes vers les satellites et, à partir d’une seule liaison satellite, de rétablir la possibilité d’utiliser des téléphones portables sur des aires couvrant de 500 à 5 000 personnes. C’est ainsi qu’à Haïti, 3 jours ont suffi pour remettre en état la couverture téléphonique mobile ordinaire à l’aéroport et à l’ambassade. Il s’agit d’une solution un peu plus lourde car elle nécessite l’envoi d’une équipe sur place mais elle permet de contourner le problème d’encombrement du satellite que l’on rencontre parfois tout en offrant au plus grand nombre la possibilité de recommencer à communiquer.

ORIGINE DE LA REPONSE : CDC

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Rapport de la commission de la sécurité mars 2010