Renforcement de la sécurité aux abords du Lycée Charles de Gaulle de Damas

Question d’actualité de MM. Marcel LAUGEL et Jean-Louis MAINGUY, membres élus de la circonscription électorale de Beyrouth

QUESTION

Le problème de la sécurité aux abords du Lycée Charles de Gaulle de Damas est préoccupant à plus d’un titre.
- L’environnement dans lequel ce Lycée est inscrit, appartient à une immense zone militaire qui est mitoyenne du Lycée (les soldats armés sont clairement visibles du Lycée).
- L’hôpital militaire de Damas se trouve à quelques mètres de l’accès du Lycée et les transports de blessés escortés par des groupes d’hommes armés souhaitant féliciter le passage des véhicules transportant les blessés, sont choses courantes ces dernières semaines dans la capitale Syrienne. Pour peu que ces incidents correspondent à l’heure de sorties des classes, notamment des petits (causant les encombrements de trafic légitimes) on pourrait craindre un dérapage vu la tension ambiante.
- Une tentative d’enlèvement, d’une jeune fille ayant quitté l’école en voiture avec son chauffeur a été signalée à un feu rouge à proximité de l’établissement depuis quelques jours.
Pour toutes ces raisons il devient urgent de renforcer la sécurité de l’établissement. Les contrôles à l’entrée et à la sortie du Lycée doivent être beaucoup plus stricts qu’à l’accoutumée. La société privée chargée de la surveillance des accès de l’école doit faire preuve de beaucoup plus de vigilance et être plus consciencieux en veillant à interdire l’accès de l’établissement à toute personne étrangère au Lycée.
Pourrions-nous réagir urgemment à cette situation qui met en péril la sécurité de l’établissement, des élèves, et du corps professoral, en imposant plus de rigueur dans le système de sécurité actuellement mis en place ?

REPONSE

L’AEFE a le souci constant d’assurer, en pleine concertation avec le poste diplomatique, la meilleure sécurité possible au Lycée Charles de Gaulle de Damas.

Depuis début janvier, un contrôle très strict des allers et venues des personnes étrangères au service (parents compris) a été mis en place, avec dépôt de pièce d’identité contre badge, et sur rendez-vous annoncé. Aucune sortie d’élèves n’est autorisée hors celle qui met fin à la journée scolaire.

S’agissant des jeunes élèves que les parents viennent chercher en voiture, les mêmes mesures ont pour effet de réduire le temps d’attente en stationnement, et donc de fluidifier la circulation.

Des caméras couvrant les accès et les points supposés vulnérables ont été installées. Les écrans correspondant à ces caméras font l’objet d’une veille permanente. Le nombre de rondes des vigiles à l’intérieur et dans l’environnement immédiat de l’emprise a par ailleurs été augmenté. Elles se font de manière aléatoire. Les autorités syriennes ont depuis longtemps implanté un poste d’observation à l‘entrée de l’établissement. Deux agents dotés de moyens appropriés de communication y sont actifs. Tous ces dispositifs fonctionnent jours et nuits, y compris durant les congés.

Le lycée n’appartient pas à une zone militaire même s’il est effectivement proche d’installations militaires. L’hôpital militaire voisin, de proportion modeste et de conception ancienne, n’est pas le seul hôpital militaire de Damas. Il se peut que les équipages des ambulances soient armés mais ils ne font pas usage de leur arme pour se frayer un chemin dans les rues proches du lycée.

Aucune tentative d’enlèvement n’a été signalée à l’AEFE. La tentative présumée se serait produite à un feu rouge qui se trouve à plus de 500 mètres du lycée.

ORIGINE DE LA REPONSE : AEFE et CDC

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