Danièle KEMP
Publié le 25/09/2015

Danièle KEMP

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Question du comité des parents d’élèves de l’École Française de Melbourne (EFM)

Question écrite de Mme Danièle KEMP, conseillère consulaire à Sydney et conseillère AFE pour la circonscription « Asie et Océanie »

Homologation de “programmes” au sein d’écoles hôtes et notamment d’écoles publiques locales

Le Ministère de l’Éducation Nationale a-t-il un projet ou une vision visant à soutenir ce type de modèle, de plus en plus populaire ? Il demanderait par exemple un certain assouplissement ou ajustement des critères d’homologation, et de les rendre plus transparents et mesurables.

Détachement de directeur d’école primaire et secondaire

Il semblerait qu’une nouvelle règle empêcherait le détachement du directeur d’un établissement couvrant à la fois le primaire et le secondaire (tel que le Caulfield Junior College, qui inclut la 6e). Qu’est-ce qui motive cette décision et serait-il possible d’y faire exception notamment dans des petites structures n’ayant pas le volume nécessaire pour séparer les fonctions de direction primaire et secondaire ?

Concernant l’homologation de « programmes » au sein d’écoles hôtes et notamment d’écoles publiques locales, le MENESR ne peut assouplir les critères de l’homologation, garants de la qualité de l’enseignement français à l’étranger.

L’attribution de l’homologation est subordonnée au respect des critères suivants, tout à fait mesurables :

- conformité de l’enseignement aux programmes définis par le ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (MENESR) ;
- préparation et passation des examens français (le diplôme national du brevet qui évalue les connaissances et les compétences acquises à la fin du collège ; le baccalauréat qui sanctionne la fin des études secondaires et ouvre l’accès à l’enseignement supérieur) ;
- enseignement dispensé en langue française ;
- enseignement direct ;
- présence d’élèves français ;
- présence d’enseignants titulaires du MENESR (et/ou de maîtres contractuels ou agréés des établissements d’enseignement privés sous contrat, en position de disponibilité) et de personnels qualifiés recrutés localement ;
- respect des principes de gouvernance et de gestion des établissements scolaires ;
- existence de locaux et équipements adaptés aux exigences pédagogiques des niveaux d’enseignement concernés.

Dans le cas d’établissement à programme local, le label « Label FrancEducation », créé en 2012 par le MAEDI, peut être utilement proposé. Celui-ci ne constitue en aucun cas une sous-homologation. Ce label a déjà été attribué à 91 établissements dans 26 pays.

Concernant le détachement d’un directeur d’école primaire, il ne peut plus faire fonction de chef établissement second degré ou être mis en telle responsabilité. Il faut prendre cela en compte lors du développement d’un établissement qui ouvre un collège.

De la même manière, un professeur des écoles ne peut enseigner en collège ou lycée et un enseignant certifié ou agrégé ne peut enseigner en primaire. L’objectif est de professionnaliser les établissements et de renforcer la gouvernance.

Origine de la réponse : AEFE